Drame de N’zérékoré : que s’est-il réellement passé ?

Alors qu’elle pense encore les plaies des violences suite au référendum controversé, la ville de N’zérékoré a failli basculer il y a deux jours dans de nouveaux affrontements inter ethniques. L’assassinat d’un jeune de la communauté malinké lors d’une rixe avec certains jeunes de la communauté Kpèlès ou Guerzés est le brin d’allumettes qui a failli mettre le feu au poudre.

Dans la nuit mardi 05 aout, un groupe de jeunes Malinkés réuni autour du thé dans le quartier Belleville va voir leur soirée virer au drame lorsqu’ils se font encercler par des jeunes Kpèlès venus régler leurs compte avec un certain Abou Dioubaté. Ils lui reprochent d’avoir pris part aux violences survenues en juillet 2013 qui a fait plus d’une centaine de morts. Ces jeunes prêt à en découdre avec celui qu’ils considèrent être le responsables de la morts de deux des leurs.

Ils s’en prennent à lui, le rouent de coup et une bagarre éclate. Dans ce tohu bohu, Abou Dioubaté reçoit plusieurs coups de couteau et est grièvement blessé. il est urgemment transporté vers des structures médicales de la ville sans succès. Il succombe à ses blessures à l’hôpital régional de N’zérékoré. Seulement, une erreur sur sa personne lui a été fatale car ayant été confondu à sont grand-frère Mamoudou qui au dire de plusieurs témoins que nous avons interrogés serait la personne recherchée par ceux qui sont responsables de la mort de Abou Dioubaté

” Abou venait d’arriver à N’zérékoré. C’est son frère Mamoudou qui avait eu des problèmes ici en 2013 qui était cherché par les guerzés et quand ils ont vu Abou ils ont pensé que c’est Mamoudou qui était revenu parce qu’ils se ressemblent beaucoup”. Ils sont tous les deux de même père même mère.” nous confie un membre de la famille de la victime.

Au petit matin, la triste information se propage dans la ville comme une traînée de poudre. Les vieux démons sont en passe d’être réveillés et la situation devient explosive. Très vite les autorités morales des deux communautés sont mobilisées pour calmer les tensions.

Finalement le pire est évité de justesse grâce à l’implication effective du patriarche de la ville.

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