Violences post-électorales : « ils ont tout détruit…», fulmine Mme Bangoura Fatoumata Keïta

Au lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier, des violences ont été enregistrées à Conakry, ainsi qu’à l’intérieur du pays, causant des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants.

Interrogée par notre reporter, Madame Bangoura Fatoumata Keïta cheffe de quartier de Keïtaya (Kagbelen), une des victimes, s’étonne de ces attaques orchestrées par « des jeunes du quartier » contre son domicile privé.

« Je m’en remets à la sagesse du tout puissant, ce que Dieu a voulu c’est ce qui s’est passé. Quand la violence est populaire ce n’est pas facile de distinguer. Ça a été vraiment une surprise pour moi car je ne pouvais pas penser que les habitants de mon quartier allaient agir ainsi à mon égard », a déploré la cheffe de quartier de Keïtaya.

À l’intérieur de sa cour, un véritable champ de bataille, 4 voitures, 1 groupe électrogène et 3 maisons ont été vandalisées : « les assaillants étaient bien préparés, ils avaient des armes, des coupecoupes, de l’essence ainsi que des pneus. Donc tôt le matin au moment où je ne m’attendais pas à ça, c’est en ce temps, qu’ils sont venus pour défoncer la grande porte, mes enfants et moi avons pu s’échapper par la porte secours », a-t-elle expliqué.

« Ils ont détruit tout. Ils ont brûlés les voitures, brûlés les maisons, peut-être c’est ma tête qu’ils voulaient, mais je m’en remets à Dieu le sauveur », a laissé entendre Mme Bangoura Fatoumata Keïta.

Amadou Barry

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