Devant le corps de Louis Mbemba Soumah: la hache de guerre enterrée entre protagonistes du SLECG

La mort est une leçon, dit-on. Le décès du premier secrétaire général semble bien illustrer cette assertion.

Tous les syndicalistes réunis à l’occasion du symposium de Louis M’Bamba Soumah ont émis le souhait de retrouver un seul SLECG.

D’ailleurs les deux protagonistes, Aboubacar Soumah et Kadiatou Bah, devant le corps de Louis M’Bemba Soumah ont été invités à se serrer la main et d’enterrer la hache de guerre.

Prenant le micro en premier, Aboubacar Soumah se dit heureux de cet appel : « Nous avons été vraiment tous marqué par la perte de notre premier secrétaire général du SLECG qui avait pour souci majeur de l’amélioration des conditions de vie des enseignants en particulier, les travailleurs en général. Donc, suite à cette perte, ça été pour nous une grande leçon. Nous avons analysé par tous les aspects pour que nous soyons unis. C’était ses vœux les plus ardents même s’il faut ramper, se coucher pour aller vers les institutions vers le SLECG pour que l’unité syndicale soit au sein de l’USTG qu’il allait le faire. Donc dès qu’il est décédé j’ai pensé à cette phrase. Et j’ai décidé moi-même de prendre la décision de faire appel à Kadiatou Bah pour que maintenant nous enterrions la hache de guerre afin que l’unité se retrouve au niveau du SLECG. Nous sommes animé par un seul idéal c’est de défendre les intérêts des enseignants. Donc tout syndicaliste qui n’est pas animé par ça nous ne pourrons pas travailler avec lui. Donc aujourd’hui s’il y a eu une prise de conscience suite à la mort de notre premier secrétaire général, je crois que cela est un salut pour tous les travailleurs Guinéens», a-t-il déclaré.

De son côté Kadiatou Bah se dit prête pour désamorcer la crise. « Nous sommes face à l’histoire. On ne peut rien gagner sans le social. Et le syndicalisme c’est le social d’abord. J’ai toujours tendue la main aux Camarades qui ont quittés la grande famille pour être dissident. Et Dieu fait aujourd’hui tous ceux qui sont là, depuis trois ans personne n’a intervenu. S’il fait aujourd’hui que c’est la mort du général qui fera que la famille syndicale se retrouve pour agir ensemble au nom de tous les travailleurs en général et en particulier les travailleurs du système éducatif qui sont les enseignants qui est notre corporation, nous ne pouvons que nous réjouir. Par ce que c’est ensemble qu’on peut décrocher quelque chose », a-t-elle suggéré.

Ces deux allocutions qui apaisent les cœurs au sein du mouvement syndical, sont sans doute le début d’une décrispation.

Amadou Tidiane Diallo

Comments are closed.