DPJ : Ousmane Gaoual, Étienne Soropogui et Aboulaye Bah y passent leur première nuit

Après que Chérif Bah ait passé sa première nuit hier dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ), c’est au tour d’Ousmane Gaoual Diallo, Étienne Soropogui et Abdoulaye Bah, tous des proches de Cellou Dalein Diallo, de passer aussi leur première nuit en garde à vue, après leurs auditions qui a duré plusieurs heures d’affilée. L’information vient de nous être donnée par Me Alseny Aissata, l’un des avocats de ces opposants au président Alpha Condé.

Au sortir de leurs auditions qui se sont poursuivies jusqu’à 19 heures, Me Alseny Aissata n’a pas manqué d’exprimer sa déception. « On s’attendait à ce que, compte tenu de la personnalité qui caractérise leur personne même, la direction de la DPJ accepte de les mettre à notre disposition, même si on revenait demain pour la suite des enquêtes. Mais tout laisse à croire que, comme Monsieur Chérif Bah, eux aussi ils seront détenus là jusqu’a demain. Explicitement, la décision n’a pas été dite », a-t-il précisé.

Parlant de l’état d’esprit des accusés, il a ajouté qu’ils « sont sereins malgré tout ; ils sont déterminés, engagés, ils ne sont pas découragés et ils ne se reprochent absolument de rien. Et, c’est pourquoi ils gardent leur sérénité », a-t-il ajouté.

Parlant de la situation des deux autres responsables politique et de la société civile recherchés par la justice guinéenne, Me Alseny Aissata a tenu précisé que pendant la journée, il était attendu que Sekou Koundouno et Cellou Baldé soient dans les locaux de la police judiciaire. « Mais ils ne sont pas venus ». Sur les raisons de l’absence de ces derniers, il a expliqué que « Monsieur Baldé lui est en cours de route et rentre bientôt à Conakry. Quant à Monsieur Sékou Koundouno, là j’avoue qu’à un moment ils nous a donné l’accord qu’il va venir et se mettre à la disposition de nous ses avocats. Mais il change d’avis d’un moment à un autre, de sorte que je ne peux pas cerner sa position actuellement. [S’agissant de] Cellou Baldé dès qu’il rentre, on sera là ensemble demain matin ».

A noter que ces opposants au président Alpha Condé sont poursuivis par le parquet du Tribunal de première instance de Conakry 2 pour des faits qualifiés de détention et fabrication d’armes légères, d’associations de malfaiteurs et détention d’armes de guerre, de trouble à l’ordre public, pillages et destruction, de participation à un attroupement, de propos incitant à la violence, des menaces de nature à troubler l’ordre public et la sécurité.

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