Kankan : victime d’une attaque à mains armées, un jeune conducteur de taxi-moto témoigne

Dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 novembre, un jeune conducteur de taxi-moto a frôlé de justesse à la mort au quartier Météo dans la commune urbaine de Kankan. Pour Ledjely.com, il est revenu ce vendredi sur sa mésaventure au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre correspondant dans la région de la Haute-Guinée.

Nounké Keita, conducteur de taxi-moto, a failli être tué par des bandits à la Météo avec, selon lui, la complicité d’un homme se faisant passer pour un client. « Il y a un jeune très connu à Kankan m’a déplacé pour sa maison aux environs de 3 heures du matin. Quand on a dépassé le premier carrefour, il m’a demandé de dévier au deuxième carrefour et juste là, j’ai vu trois jeunes bandits bien armés et cagoulés. Quand je me suis rendu compte que ce sont des bandits, j’ai voulu rebrousser chemin mais le jeune qui m’a déplacé m’a dit de continuer et de ne pas avoir peur, mais je l’ai pas fait et quand j’ai décidé de retourner, ils étaient proches de moi et un m’a donné un coup et suis tombé devant eux », a expliqué la victime.

Et d’ajouter : « Ils m’ont proféré des menaces de mort au cas où je n’obtempérais pas. Je leur ai demandé de me laisser la vie sauve et de prendre la moto. Entretemps, je me suis éloigné d’eux et un d’entre eux a voulu soulever la moto pour l’emporter mais en vain car ma moto est automatique. Pendant tout cela, le jeune était arrêté sans être inquiété. Quand je suis arrivé au bord du goudron, j’ai signalé trois chauffeurs qui ne se sont pas arrêtés dès lors qu’ils entendent le mot bandit. C’est un autre taxi-maître de passage qui s’est arrêté un peu devant et m’a demandé de le rejoindre pour partir à deux. Avant que nous arrivions à la Baronne pour informer les gens, on s’est rencontré avec un groupe qui venait sur les lieux. On s’est retournés avec eux, on a trouvé la moto par terre mais pas ces bandits y compris celui qui m’a déplacé ».

« Le lendemain, a-t-il poursuivi, je me suis rendu à la gendarmerie pour leur expliquer la situation et je leur ai dit que je connaissais le complice. Un agent m’a conseiller de rédiger une convocation que j’ai faite sur place, ils m’ont demandé d’attendre la fin du rassemblement. Après, j’ai compris qu’ils voulaient pas se rendre mais ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas se rendre sur les lieux et rater la cible, donc que je parte personnellement et dès que je vois le jeune, d’appeler et ils viendront prendre le petit. Je suis resté et entre 17 heures et 18 heures, j’ai vu le jeune et j’ai appelé le numéro mais ils m’ont dit qu’il fait tard ».

N’ayant pas eu de solution au niveau des services de sécurité, la victime plaide veut être appuyé afin de mettre mains sur celui qui serait complice de son attaque.

Affaire à suivre…

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