LYCEE BONFI : les plaies s’ouvrent à nouveau !

Sept enseignants auraient été empêchés de s’enquérir de leur programme de formation pour la prochaine rentrée scolaire au lycée Bonfi. Alhassane Bérété, proviseur dudit lycée, les aurait remplacés par des vacataires. Ce que le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), auquel ces enseignants sont affiliés, assimile à un règlement de compte mené par le proviseur « zélé » qui s’estimerait intouchable en raison de son militantisme au sein du parti au pouvoir le RPG/Arc-en-ciel.

Il s’agit des enseignants Mory Mansaré, professeur de Français ; Amadou Diogo Barry, professeur de Chimie ; Saliou Soumah, professeur de Géographie tous enseignants au lycée, et Facinet Bangoura, professeur de Géographie au collège, Alpha Amirou Bah, professeur de Chimie ; Mariama Bangoura, professeur de Français  et Kadiatou Cissé, professeur de Chimie tous au niveau du collège.

Interrogé sur la question dans Les Grandes Gueules sur Espace FM, ce vendredi 13 novembre 2020, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG, a annoncé son intention de saisir la Direction communal de l’éducation (DCE) de Matam. Ce problème est « dû uniquement à leur appartenance au SLECG, certains (d’entre eux) sont nos représentants à la base au niveau de la commune de Matam et au niveau de l’établissement du lycée Bonfi », a-t-il expliqué. D’autant que « le proviseur est affecté au même titre que les enseignants dans un établissement donné, il revient au directeur communal ou préfectoral, par nécessité de service, de procéder soit à la mutation, soit à la suspension d’un enseignant », a ajouté le leader du SLECG.

Pour sa part, Ibrahima 2 Barry, le directeur communal de l’éducation de Matam, a indiqué que seuls les employés et sous employés peuvent être délocalisés ; et ceux sous son autorisation. « Nous avons constaté pour l’année scolaire écoulée, qu’il y a des enseignants qui sont sous employés qui n’ont pas les 18 heures de cours, les 16 heures de cours. Nous avons demandé aux chefs d’établissements d’élaborer des emplois de temps en tenant compte des charges horaires (…) J’attends que les principaux, les proviseurs, me remontent la liste des enseignants qui n’ont pas pu être employés. Une fois que j’aurai cette liste, je vais voir au niveau des autres établissements de (la commune) de Matam, où il y a manque de professeurs par exemple pour les envoyer là-bas. C’est au cas où je ne trouverais pas d’emploi pour lui au niveau de la commune que je vais le rendre au niveau de l’IRE (Inspection régionale de l’éducation) », a-t-il clarifié.

Et de mettre en garde : « Le responsable scolaire qui se hasarderait à utiliser un enseignant vacataire, il sera en porte-à-faux avec les règlements. J’attends donc à ce qu’on me remonte la liste des enseignants rendus, parce qu’ils n’ont pas eu la charge normale, pour comparer avec ceux qui ont été utilisé dans les établissements scolaires (concernés) ». Ibrahima 2 Barry précise cependant que les emplois du temps peuvent changer selon l’année scolaire.

Cet incident intervient à un peu plus de deux semaines de la rentrée scolaire fixée au 1er décembre prochain. A souligner qu’en début de l’année 2020, ce proviseur avait été en justice avec 11 membres du SLECG à la suite d’une présumée agression dont il aurait été victime de la part de l’un d’entre eux.

Affaire à suivre !

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