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C’est dans les locaux de la radiodiffusion télévision guinéenne (RTG) que  « Sous les griffes du destin » de l’écrivain Mohamed Condé a été présenté ce weekend à Conakry par la maison d’édition Harmattan-Guinée. Cette dédicace, placée sous la présidence d’honneur du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation le général Bourema Condé.

Ce fut  une occasion pour l’auteur témoin des différents régimes qui se sont succédés en Guinée depuis son accession à l’indépendance le 02 octobre 1958 d’expliquer le contenu de son livre.

D’entrée, l’auteur a fait savoir que « ce  roman relate la vie d’un orphelin de mère dans un contexte socioculturel mandingue d’une part, le régime du parti unique et la difficile construction de la démocratie guinéenne après la prise du pouvoir par l’armée en 1984 d’autre part. Cet ouvrage autobiographique de 142 pages, réparti en quinze chapitres, explique de manière succincte une partie de la description de l’histoire récente de la Guinée moderne. Le roman «Sous les griffes du destin» est aussi un roman de témoignages, de récits, l’histoire récente de la Guinée, le plaisir à enseigner et bien entendu le parcours administratif remarquable de l’auteur. De surcroît, le roman parle  de la vie d’un orphelin qui a traversé les 40 dernières années de la vie de notre pays. Il s’agit d’un orphelin qui a été élevé à la tendresse de sa grand-mère, conformément à la tradition africaine et la tradition mandingue, mais qui par la suite a été fortement secoué par la sévérité de son père qui voulait lui insuffler un type de comportement fondé sur le don du sois à la population et à son pays et le rejet de toute sorte de vie à caractère matériel et au profit de la vie morale. Il (roman) s’adresse à la jeunesse pour dire aux enfants, aux jeunes de préférer la vie morale qu’à la vie facile », a expliqué l’auteur devant les cadres du ministère de l’information et de la communication.

Parlant des différentes parties du livre, l’actuel secrétaire général du ministère de l’information et de la communication dira « l’ouvrage est divisé en trois grande partie à savoir : la première partie qui est composée de chapitre 1, 2,3. Dans ces parties, j’évoque la tendre enfance de l’auteur dans le district de Sangbaralla-Hamana, l’initiation et le troisième  de la maladie. La deuxième partie qui est structurée par les chapitres 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 et 11 nous parlent de son séjour au sud du pays, la capitale de la Guinée forestière (N’Zérékoré), le 5ème, nous invite à lire ses vacances alternées à Morygnoumaya-Gbérédou, le 6ème est  le vieux Lamina, le 7ème enseignant par vocation, le 8ème l’appel de Dieu, le 9ème, la déchirure, le 10ème, la Guinée nouvelle. A ce niveau, je parle de mon retour au pays après des années d’étude de journalisme en France où le Comité militaire de redressement national (CMRN) avait pris le pouvoir à la mort du premier président de la Guinée, le 11ème  est celui de la conspiration. Également de Zainoul Abidine Sanoussy, nouveau ministre de l’Information et de la culture, qui après sa nomination m’a fait  appel  dans son cabinet pour consultation. La troisième partie présente avec amertume les agitations sociopolitiques du pays quelques années avant la mort du président Conté et l’essor que prenait  l’agence de presse. Le 12ème, 13éme, et 14éme  chapitres parlent des thématiques suivantes  ‘’ et la vie continue’’, ‘’et le roseau plia’’ , ‘’ et une nouvelle vie commençait’’ enfin le 15ème et dernier chapitre intitulé  ‘’ l’évacuation’’ met en lumière la période fatidique de la gouvernance du Président Lansana Conté à savoir  la cohabitation difficile entre le Premier ministre Cellou Dalein Diallo et Fodé Bangoura, ministres des Affaires présidentielles qui entretenaient le bicéphalisme au sommet de l’Etat » , a précisé cet ancien journaliste de la RTG.

Abdoulaye Bouka Barry

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