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L’Association des Femmes Journalistes de Guinée (AFJG) avec l’appui de l’UNESCO a tenu ce mardi une conférence de presse pour annoncer les couleurs de la nouvelle édition du concours pour le prix Yaguine et Fodé. Objectif, encourager la production et la diffusion/publication de reportages de qualité sur la migration afin d’améliorer la couverture médiatique des questions migratoires.

Le coup d’envoi de cette deuxième édition a été donné par le représentant du Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’étranger. Ouo Penal TRAORE a remercié les acteurs pour le crédit qu’ils accordent à l’événement avant de souhaiter bonne chance aux différents postulants.  «Je sais que vous êtes suffisamment inspirés pour donner l’élément escompté sur la migration en tenant compte des préoccupations surtout des uns et des autres, des préoccupations phares », déclare-t-il.

Pour sa part, la coordinatrice de l’association des femmes journalistes de Guinée  a tout d’abord expliqué les raisons de ce concours qui consiste à faire en sorte que les journalistes vulgarisent la bonne information sur la migration régulière et irrégulière. « L’objectif de ce prix c’est d’amener les jeunes et les femmes à s’intéresser à la question. Leur expliquer réellement ce qui se passe dans la migration irrégulière, et également leur donner des voies et moyens pour migrer légalement. Nous comptons également à travers ce concours rehausser l’aspect journalistique, le traitement journalistique des sujets sur la migration en Guinée. Parce que généralement, on attend toujours qu’il y ait malheur pour en parler dans les médias. Tant qu’on n’entend pas qu’un bateau a chaviré ou bien que des Guinéens sont rapatriés, on n’en parle pas. Maintenant nous voulons que les journalistes essaient de s’intéresser à ce genre de sujet. Qu’ils travaillent dessus régulièrement afin d’informer les Guinéens sur tout ce qui concerne la migration régulière et irrégulière », explique Hadiatou Yaya Sall.

La coordinatrice a ensuite abordé les trois thématiques qui caractérisent la migration. « Tous les journalistes peuvent postuler. Ils sont répartis en catégories : radio, télé,  presse en ligne avec les blogueurs et la presse écrite avec la photo journalisme. Les thématiques, nous avons déjà l’impact de la covid-19 sur la migration. Nous savons que 2020 a vraiment été impacté par cette pandémie. Il y a beaucoup d’activités, beaucoup d’évènements qui ont été impactés. Donc c’est sûr qu’il y a eu un impact sur la migration. Est-ce qu’elle a diminué ou augmenté ? Il serait bien de savoir ce qui se passe.  La deuxième thématique, c’est la voie légale. On parle souvent des problèmes. Si moi je veux un jour migrer vers tel ou tel pays, qu’est-ce que je dois faire ? Quelles sont les voies qui sont mises à ma disposition pour pouvoir aller normalement sans qu’il n’y ait de problème. Pour finir la thématique sur la traite des êtres humains. C’est vrai qu’on veut que les gens aillent légalement. On veut parler de l’aspect positif mais il ne faut pas oublier qu’en qui concerne la migration, il y a quand même des choses qu’on n’aimerait pas raconter. Les gens souffrent vers la Libye dans le désert, soit c’est des séquestrations, des viols, on les réduit à l’esclavage et d’autres en meurent. Donc, il faudrait parler de ces aspects négatifs-là pour pousser toute personne qui voudrait migrer qu’elle passe par les voies légales »,  ajoute Hadiatou Yaya SAL

Abdoulaye Barry

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