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Dans son discours de prestation de serment le mardi 15 Décembre dernier, le premier Président de la République le Prof Alpha Condé  à laisser entendre je cite «  Je mesure le poids des exigences, la responsabilité de toutes les attentes de ma fonction, malgré le progrès accompli dans tous les domaines de la vie nationale : l’éducation, la santé, l’agriculture, les services sociaux de base, … ». Réagissant à cette sortie, nombreux sont ces citoyens de la capitale qui ont invité le chef de l’Etat à concrétiser cette parole en acte pour assainir le secteur éducatif  qui de nos jours connaît un laissé aller.

Rencontré dans un restaurant de la place, Mamadou Barry fait savoir que si le Président de la République veut  gagner son combat pour son premier mandat dans la quatrième République, il doit mettre en avant l’éducation.

« Toutes les nations qui se sont développées ont mis en avant l’éducation. C’est la ressource humaine qui développe une nation. Même si nous avons toutes les ressources possibles, si la ressource humaine n’est pas bien formée, ces ressources du sol et du sous sol ne nous apporterons en rien. Le Rwanda s’est développé grâce à ses ressources humaines. C’est pour vous dire que si le chef de l’Etat veut attendre ou veut conduire cette nation vers le développement, il faudra qu’il revalorise d’avantage l’éducation en le rendant performant par le choix des bons enseignants, l’équipement des écoles. Sur le plan éducatif, il y’a un laisser-aller total.  Chacun se permet de faire ce qu’il veut et aujourd’hui il y’a toutes sortes de personnes dans l’éducation, en plus le recrutement ne se passe pas dans les conditions qu’il faut », a-t-il suggéré.

Contrairement à Mamadou Barry, Ousmane Condé a quant à lui invité le chef de l’Etat à améliorer les  conditions de vie des enseignants. Pour lui, c’est la solution pour qualifier le système éducatif guinéen.

  «Dans le temps passé on disait que le ministère de l’éducation, mais aujourd’hui c’est le ministère de l’enseignement. Ça veut dire qu’il y’a l’enseignement, mais il n y’a pas l’éducation, donc il faut revoir le côté éducatif. J’aurais bien aimé que le président nous assiste sur certains cas actuellement. Sur le plan social, de l’éducation et aussi de l’électricité. Sur le plan de l’éducation, qu’il améliore les conditions de travail des enseignants, qu’il réforme encore les enseignants. Qu’il prenne des formateurs qui viennent de l’extérieur et même de chez nous qui sont bien formés, qu’ils forment les autres enseignants. Parce qu’on trouve actuellement que les enfants sont très mal formés . Si les enseignants sont bien payés, ils pourront bien préparer les cours. Mais s’ils ne le sont pas, croyez-moi que l’éducation sera toujours à terre par conséquent le développement que le Président espère ne sera jamais atteint ».

Abdoulaye Bouka Barry

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