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C’est à la faveur d’une cérémonie placée sous la présidence d’honneur d’Almamy Soumah, conseiller à la présidence de la république que les deux livres du journaliste écrivain Yamoussa Sidibé ont été dédicacés par la maison d’édition Harmattan-Guinée  ce jeudi 07 janvier 2020 dans les locaux du centre culturel franco guinéen(CCFG).

Réédités par les éditions l’Harmattan Guinée, les deux livres intitulés, ‘’les balafres du pouvoir” et ‘’les écumes de la rancœur” sont pour le  journaliste et écrivain Yamoussa Sidibé, une manière  de dénoncer les tares de sa société afin que les richesses et la gestion de la nation, puissent profiter à tout le monde, et que le pouvoir soit au profit de l’ensemble de la population.

Expliquant le contenu du  premier ouvrage intitulé ‘’les balafres du pouvoir’’ l’auteur dira « c’est un roman de 173 pages. C’est un roman qui parle de  l’histoire d’un chef d’un monarque qui gère son pays de façon autocratique qui ne supporte pas le regard de l’autre dans la gestion de son pays et qui gère son pays selon humeur. Et cette gestion est catastrophique, cette gestion fantaisiste du pouvoir a mis sur le chemin de l’exil une bonne partie de sa population et l’autre partie qui est restée a subi le joug de l’étranger qui détenait finalement  l’essentiel de l’économie  du pays ».

A l’antipode, ‘’les écumes de rancœur’’ est un livre qui parle de «  l’histoire d’une fille à la base qui subit toutes formes d’humiliation qui fui son village et qui va ailleurs créer un royaume. Devenue très puissante elle se livre à la vente des esclaves .Ce livre travail à mettre aussi l’accent sur la responsabilité des chefs noirs, des chefs locaux, des rois locaux dans la traite des noirs dans la commercialisation d’un être humain », a laissé entendre l’auteur.

Parlant des finalités recherchés à travers ces deux romans, le journaliste écrivain laisse entendre ceci  « quand on écrit ce qu’on a quelque chose dans le ventre, et moi ce que j’avais dans le ventre c’est parler de ma société. Même si je me suis réfugié dans le passé au moins âges dans les balafres du pouvoir au 19eme siècle pour les écumes de la rancœur, mon objectif était de parler de ma société dénoncer certaines choses qui se passent ici .Voir dans quelle mesure les fabuleuses richesses minières que regorge notre sol, notre sous sol puissent et pourraient bénéficier à nos populations .Que la gestion du pouvoir soit au profil de la population, qu’une seule personne se lève pas viol  l’accord passé avec la population .Le micro que tiens un journaliste ne lui appartient pas toujours, et puisque j’avais des choses à dire, qui sont dans mon ventre et qui ne dépendent que de moi, je me suis tourné vers la littérature pour l’exprimer, pour dire ce que je pense. Pour dire comment je vois la société, comment je souhaiterais que la société fonctionne  comment je souhaiterais que les hommes du pouvoir  travaillent avec la grande majorité des populations ».

Et l’auteur de conseiller les africains « Il faut que nous soyons présents dans notre existence. Malheureusement, l’africain se détourne de plus en plus de ce qu’il est alors que le rendez-vous de l’universel chacun va avec ce qu’il est. Si nous oublions ce que nous sommes, ce que nos ancêtres ont été, ce que nos sociétés ont été dans le passé, nous irons les mains vides vers l’universel. Et quand nous allons vers l’autre peuple les mains vides,  on ne nous prendra pas au sérieux, nous resterons en bas de l’échelle de l’humanité ».

Sansy Kaba Diakité, Directeur général de la maison d’édition l’Harmattan Guinée qui a  réédité les deux romans, a de son côté expliqué les  motivations ayant conduit sa maison à faire revivre ces deux ouvrages.

 « L’auteur est venu nous rencontrer pour discuter avec nous, on a trouvé que c’était faisable et vu la portée historique des deux ouvrages, on a voulu les remettre au goût du jour, parce que c’est quelque chose qui est quand même augmenté et revu. Donc, ce sont des nouvelles éditions, c’est pas du tout comme à l’état du départ. Nous sommes très heureux de faire ce travail. Yamoussa est un romancier confirmé et il est  à féliciter et à encourager et vu que les livres n’étaient pas disponibles en Guinée, il fallait travailler et faire en sorte que les guinéens aient accès à ces deux ouvrages qui parlent  de notre histoire », a-t-il précisé.

A rappeler qu’au cours de cette cérémonie de dédicace qui a enregistrée la présence des représentants de l’association des écrivains de Guinée, des directeurs communaux de l’éducation de certaines communes, des élèves de certaines écoles, a été  une occasion pour les anciens étudiants de l’école normale supérieure de Manéah d’élever Yamoussa Sidibé  au  titre du ‘’Grand maître de la littérature africaine de Guinée’’.

Binta Diallo

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